samedi 28 mai 2011

Algérie: le climat des affaires négatif pour investir, estime le Premier ministre

Le climat des affaires en Algérie n'encourage pas l'investissement dans ce pays malgré les efforts du gouvernement pour lever les obstacles à son amélioration, a estimé samedi le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia.?Le gouvernement affirme officiellement que les climat des affaires a besoin d'une amélioration. Pour preuve l'Algérie occupe le 136e rang parmi 183 pays selon un classement concernant le climat des affaires établi par la Banque mondiale à la demande de la Banque d'Algérie?, a déclaré M. Ouyahia à l'ouverture d'une réunion regroupant le gouvernement, la centrale syndicale UGTA (officielle) et des organisations patronales.Cette réunion, la premiè! re depuis 2009, se déroule en l'absence des syndicats autonomes qui ont parrainé depuis janvier une série de protestations sociales notamment dans la santé et l'enseignement.?Le gouvernement n'a aucun complexe à vous le dire car c'est la réalité (?) vous faites face à des obstacles dans les domaines foncier et bancaire et même pour vous raccorder au réseau électrique? ce sont des vérités?, a déclaré M. Ouyahia.?J'ai décidé d'évoquer publiquement cette question pour vous assurer que le gouvernement ne s'est pas enfermé dans une position de vainqueur. Il y a des réalisation dans le secteur économique qui doivent être signalées comme il y a des insuffisances qu'il faudra pallier?, a encore dit le Premier ministre. Selon lui ?l'Etat est le premier investisseur en Algérie avec 14 milliards de dollars depuis janvier 2010?.Le Fonds Monétaire International (FMI) avait invité en novembre 2010 l'Algérie à ?approf! ondir les réformes structurelles, visant en particulier à amél! iorer le climat des affaires? et à ?améliorer sa compétitivité et son attractivité pour les investisseurs étrangers?.M. Ouyahia s'est également élevé contre les critiques des opérateurs économiques visant les mesures instituées par le gouvernement en 2009 notamment celle interdisant à tout investisseur étranger de détenir la majorité du capital d'une société de production en Algérie.?La règle dite 51/49 a été dans les faits acceptée par nos partenaires. D'importants projets ont été conclus et d'autre sont en voie de l'être avec des sociétés occidentales?, a précisé M. Ouyahia.L'Algérie a durci depuis 2009 les conditions d'investissements étrangers. Aucun investisseur étranger ne peut détenir plus de 49% du capital d'une société de production, les 51% restants étant répartis entre plusieurs partenaires algériens, de sorte qu'il reste majoritaire.M. Ouyahia n'a pas écarté la possibilité d'une révision de ces mesures car, a-t-il dit, ?ce ne ! sont pas des articles sacrés ni des obstacles infranchissables?.Le secrétaire général de l'UGTA (Union nationale des travailleurs algériens) Abdelmadjid Sidi Saïd a appelé le gouvernement à soutenir l'emploi et le pouvoir d'achat, pour ?garantir la paix sociale?.M. Sidi Saïd a également demandé au gouvernement d'autoriser le crédit à la consommation, supprimé en 2009, qui doit être destiné exclusivement à l'acquisitions de produits fabriqués localement.

Tripartite : M. Ouyahia appelle à davantage d'investissements et à l'amélioration de la productivité.

Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a appelé samedi à Alger à l'augmentation des investissements en Algérie, l'amélioration de la productivité et la diversification des exportations.Dans une allocution prononcée à l'ouverture de la tripartite M. Ouyahia, a souligné que ?l'Algérie doit aller vers davantage d'investissements économiques pour satisfaire sa demande nationale, créer plus d'emploi, améliorer sa productivité et augmenter ses exportations en les diversifiant?.?Une telle perspective nécessité aussi ?l'amélioration de l'environnement de l'investissement?, a-t-il ajouté. Le Premier ministre a reconnu, à ce titre, que ?des efforts encore restent à faire au profit de l'entreprise?! , rappelant dans ce sens que le développement socio économique a ?sans cesse été un objectif central du gouvernement?.M. Ouyahia a rappelé également quelques actions importantes mises en oeuvre par le gouvernement pour appuyer le développement de l'entreprise.En matière fiscale, il a mis l'accent sur les allègements qui se sont élargis, notamment dans le domaine du foncier, citant la redevance de location de la concession qui a connu pour le Nord, un abattement de 90% pendant les années de réalisation et de 50% pendant les premières années d'exploitation, alors que dans le Sud et dans les Hauts plateaux, cette redevance est symboliquement limitée à 1 DA le m2 durant les dix premières années du projet.Le Premier ministre a mis en exergue également, le renforcement des mécanismes de garanties du financement de l'investissement, et le démarrage des instruments de financement du capital et de leasing.M. Ouyahia a rappelé, aussi, les mesures prises par le gouvernement en matière! de soutien à l'emploi, de mise à niveau des PME et de promoti! on de la production et de l'entreprise locale à travers l'octroi à l'entreprise algérienne d'une marge préférentielle de 25% lors des soumissions aux commandes publiques, ainsi que la mise en place d'une liste négative partielle au niveau de la Zone arabe de libre échange et les démarches entreprises pour différer la finalisation de la zone de libre échange avec l'Union européenne de 2017 à 2020.Il a fait savoir, dans ce contexte, que l'Etat injecte chaque année plus de 3.000 milliards DA en commandes publiques et plus de 1.500 milliards DA en salaires et pensions.

Ouyahia : Investissements hors hydrocarbures : plus de 1.000 milliards DA en 14 mois

Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a affirmé samedi à Alger que plus de 1.000 milliards de DA ont été concrétisés depuis janvier 2010 dans les investissements d'entreprises publiques et privées de secteurs divers et hors hydrocarbures. Dans une allocution à l'ouverture de la tripartite économique,M. Ouyahia a soutenu que ?l'investissement se développe dans notre pays? et il en veut pour preuve les ?43 investissements totalisant 156 milliards de DA? engagés par les entreprises privées durant les 14 derniers mois au titre des seuls projets de plus de 500 millions de DA (chacun) examinés par le Conseil national de l'investissment (CNI).En ce qui concerne les investissements mixtes associant des entreprises algériennes publiques ou privée! s et des entreprises étrangères, le chef de l'exécutif a souligné que les 14 derniers mois ont connu 120 milliards DA répartis sur 28 opérations.

Grève générale illimitée au complexe sidérurgique d'ArcelorMittal d'El Hadjar

Une grève ?générale et illimitée?, avec pour revendication des augmentations salariales, a été déclenchée samedi en début d'après-midi au complexe sidérurgique ArcelorMittal d'El Hadjar (Annaba), à l'appel du syndicat d'entreprise, a-t-on constaté. Ce mouvement fait suite à ?l'échec? des négociations avec la direction générale d'ArcelorMittal Annaba autour du relèvement des salaires, a précisé le secrétaire général du syndicat d'entreprise, Smaïn Kouadria, faisant toutefois savoir que le dialogue avec l'employeur ?reste ouvert? en vue de trouver une solution à ce conflit collectif de travail.Le même syndicaliste a, par ailleurs, annoncé qu'un nouveau round des négociations sur les augmentations des salaires est prévu dans la journ! ée de samedi avec le directeur général d'ArcelorMittal Annaba. La direction générale de cette entreprise a proposé une ?augmentation de 24 % des salaires de base, échelonnée sur trois ans, soit 8% par an dont 4% sans condition et l'autre moitié liée aux résultats de production?, a indiqué de son côté le chargé de la communication, M. Mohamed Guedha.Selon ce responsable, cette proposition, ?vite rejetée par le partenaire syndical, a été faite en dépit de la situation financière critique d'ArcelorMittal Annaba?. Ce mouvement de grève a été entamé dans les structures en charge des produits sidérurgiques pour ensuite se généraliser progressivement aux laminoirs, aux hauts fourneaux et aux aciéries à oxygène et électrique, a-t-on relevé sur place.

vendredi 27 mai 2011

Partenariat algéro-français: Un projet stratégique de cinq milliards de dollars

Forum de partenariat algérofrançais, prévu les 30 et 31 mai à Alger, vise à développer les investissements français en Algérie, notamment dans le domaine des PME, a indiqué, jeudi, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi.?Le forum de partenariat algéro-français des 30 et 31 mai prochains, participe justement de cette volonté de développer les investissements français en Algérie notamment dans le domaine des PME?.Le ministre indiquera, par ailleurs, que ses rencontres avec les représentants des entreprises à Paris, en avril dernier, et avec les institutions françaises, lui ont confirmé l'intérêt que porte la communauté des hommes d'affair! es français à l'investissement en Algérie.Le Forum de partenariat algéro-français constituera, également, selon lui, une occasion pour évaluer le travail du Comité de suivi pour le développement des partenariats et des projets d'investissement algéro-français, mis en place fin 2010, aux fins de faire aboutir des projets de partenariat considérés comme prioritaires par les deux pays.Coprésidé par M. Benmeradi et l'ancien Premier ministre français, M. Jean- Pierre Raffarin, ce comité a choisi de contribuer à la concrétisation, essentiellement, des projets de partenariat Alstom- Ferrovial-EMA, Sanofi-aventis, Saint Gobain-ALVER, Total- Sonatrach, Renault et Gica- Lafarage.Sur l'état d'avancement de ces dossiers, M.Bemeradi a laissé entendre qu'ils avaient tous avancé, et qu'il n'y avait pas de dossiers qui fâchent. Il s'agit, tant pour la partie algérienne que française, de bien défendre ses intérêts et de trouver un espace de convergence.Pour ce qui est du projet pétrochimiqu! e que Sonatrach négocie avec le groupe français Total, il expl! iquera que l'accord-cadre qui fixe les échéances, les obligations et les conditions réciproques entre les deux parties, sera prorogé afin de permettre à la société nationale des hydrocarbures de finaliser l'étude de faisabilité déjà engagée.L'annonce de la reconduction de cet accord-cadre, qui expire en juillet prochain, pourrait être faite lors de la visite en Algérie de M. Raffarin, prévue les 29 au 31 mai prochains.Il s'agit d'un projet stratégique qui avoisine les 5 milliards de dollars. Il pourrait être générateur d'une filière de l'industrie pétrochimique importante et faisant appel, à terme, à un grand nombre de PME? algériennes, a-t-il relevé. Aussi, le ministre a indiqué que les négociations avec le groupe français Renault pour l'implantation d'une usine en Algérie avaient atteint leur vitesse de croisière.Il estimera, toutefois, qu'un projet ?d'une telle ampleur nécessite d'avancer sûrement, c! ar il engage sur le long terme et aura un effet de levier sur d'autres industries telles que l'acier, la fonderie, la plasturgie, les pneumatiques?etc ?. Pour ce qui est le projet de partenariat entre le français Alstom et les firmes algériennes Ferrovial et l'Entreprise du Métro d'Alger (EMA) pour la fabrication et la maintenance de rames de tramway à Annaba, M. Benmeradi a estimé qu'?il est concrètement engagé.La société a été constituée et les équipes dirigeantes sont à pied d'oeuvre à Annaba?. Le projet Sanofi-aventis, dont l'objectif est de réaliser une unité de production de médicaments à la nouvelle ville de Sidi Abdallah, a lui aussi abouti après que le Conseil national de l'investissement ait donné son accord pour sa concrétisation.Toujours selon le ministre, les difficultés qui entravaient la concrétisation du projet Saint Gobain, qui consiste à privatiser l'entreprise algérienne EPEALVER, ont été aplanies et il devrait y avoir, lors de la prochaine visite de M. R! affarin en Algérie, la signature de l'accord scellant cette opération.E! nfin, pour ce qui est du dossier ciment, le ministre a fait savoir que des équipes travaillent actuellement pour développer un partenariat plus élargi entre le français Lafarge et le groupe public cimentier algérien Gica. Outre, la production de ciment, la joint-venture permettra aussi de produire du béton, selon le ministre. Hiba B.

La production d'hydrocarbures en Algérie entame son déclin après une baisse de 6 % en 2010 !

Selon notre confrère El Khabar, la production d'hydrocarbures de l'Algérie en 2010 a baissé de près de 6%. Le volume de production est en effet estimée à 214 millions de tonnes équivalent pétrole, soit 67% de la production de gaz. Selon El Khabar qui cite des sources proches du ministère de l'Energie, ces estimations n'ont pas encore été confirmées par le conseil d'administration de la Sonatrach.La baisse de la production résulte de défaillances enregistrée au niveau de plusieurs unités de productions de gaz naturel liquéfié, ainsi qu'a la baisse de la demande américaine. Rappelons dans ce contexte que la production d'hydrocarbures de l'Algérie pour l'année 2009, es! t estimée à 223 millions de tonnes équivalent pétrole, et à 234 millions de tonnes équivalent pétrole pour l'année 2008.Concernant les exportations de gaz, les exportations globales de gaz pour l'année 2010 sont estimées à 56.6 milliards de m2, dont environ 20 milliards de m2 de gaz liquéfié. Par ailleurs, le gaz naturel exporté à travers les pipelines a augmenté de 14%, alors que les exportations de gaz naturel liquéfié ont baissé de 12%. A noter que le ministre de l'énergie et des mines Youcef Yousfi a annoncé avant-hier devant la commission du budget et des finances de l'APN, que la fiscalité pétrolière en Algérie a durant le 1er trimestre atteint 821 milliards de dinars. Selon le ministre, l'Algérie a réalisé 18 milliards de dollars de recettes pétrolières durant le 1er trimestre. Et a assuré que son ministère a élaboré un programme durant les cinq prochaines années pour développer le rythme de prod! uction, en élargissant les opérations de prospection, en dével! oppant les projets pétrochimiques et en continuant à relier des villes et villages du pays aux réseaux de gaz et d'électricité.RAF avec El Khabar

mercredi 25 mai 2011

Du litige à l'association ? Sonatrach prendrait 10% de l'espagnol Gas Natural

Un litige qui se transforme en association. C'est ce qui pourrait arriver -le conditionnel reste de mise - entre Sonatrach et le groupe gazier espagnol Gas Natural Fenosa.Le groupe pétrolier algérien, qui a gagné une longue bataille arbitrale en août 2010 au sujet de la réévaluation des prix du gaz naturel, devait s'attendre à ce que son client espagnol paie un différentiel de prix cumulé de 1,97 milliard de dollars. L'affaire pourrait être réglée par une augmentation de capital du groupe gazier espagnol, permettant à Sonatrach d'acquérir 10% de parts.Le journal Cinco Dias avait annoncé le scoop avant-hier en indiquant que Sonatrach entrerait dans le capital de la compagnie gazière espagnole, qui est détenu actuellement à pl! us de 68% par le groupe Repsol et la Caixa (banque).Ces 10% d'actions concédées à Sonatrach permettraient de payer une partie des sommes dues, une autre partie serait payée au comptant et une autre partie devrait être diluée dans les futures révisions des deux contrats de fourniture de gaz qui lient les deux parties.Le tout devrait être étalé jusqu'à 2020 et 2021. Cinco Dias avait cité des sources au sein de l'entreprise espagnole qui affirment que les négociations avec les partenaires algériens «allaient bien» et que de «nombreuses questions étaient sur la table». Il a été aussi question de la possibilité de l'entrée du groupe Gas Natural dans le capital de Medgaz.LES «NÉGOCIATIONS CONTINUENT»Le groupe Gas Natural a réagi, hier, en confirmant, malgré les termes prudents utilisés, l'existence de négociations destinées à solder le litige. Le groupe gazier espagnol a surtout veillé à infirmer le caractère imminent d'un accord. « A cette date, aucun accord n'a été conclu », so! uligne le communiqué de Gas Natural Fenosa.Mais le communiqué ! confirme qu'il existe des négociations sur les sujets en question. «Nous répétons que Gas Natural Fenosa et Sonatrach continuent d'avoir des négociations dont nous espérons un résultat bénéfique pour les deux parties, qui règle définitivement la controverse », a-t-il indiqué.La transformation en partie de la dette de Gas Natural envers Sonatrach en actions pour cette dernière est de nature à changer les relations entre les deux entreprises qui ont été marquées ces dernières années par des tensions commerciales. Pour rappel, le tribunal arbitral de Paris avait donné raison, le 16 août 2010, à Sonatrach dans son litige financier sur la réévaluation du prix du gaz livré au groupe espagnol Gas Natural.Entre 2007 et 2009, Sonatrach s'est heurtée au refus du groupe espagnol Gas Natural de réévaluer le prix du gaz livré dans le cadre des contrats liant les deux parties. Le groupe espagnol, qui a saisi en recours le Tribunal fédéral suisse, a obtenu, en novembre 2010, la suspension! du jugement du tribunal arbitral de Paris.Théoriquement, le jugement n'est que suspendu en attendant que le tribunal suisse se prononce sur le fond du recours déposé par Gas Natural Fenosa. La décision du tribunal fédéral suisse devrait tomber en juin prochain. Un accord éventuel entre les deux parties pourrait entraîner l'arrêt de la procédure.Cela signifierait que le jugement du tribunal de Paris est de mise et que les deux parties se sont entendues sur la manière de l'appliquer. Il reste à suivre cette affaire, certaines sources affirmant que Gas Natural n'a nullement l'intention d'ouvrir son capital. Salem Ferdi

lundi 23 mai 2011

Pétrole : Inquiétude sur la demande mondiale

Les prix du pétrole chutaient de 3 dollars, hier en cours d'échanges européens, pénalisés par un net renchérissement du dollar face à l'euro, tandis que des indicateurs décevants en Chine et en zone euro ravivaient les inquiétudes sur la demande.Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet s'échangeait à 109,34 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, lâchant 3,05 dollars par rapport à la clôture de vendredi.Dans les échanges électroniques du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de ?light sweet crude? (WTI) pour la même échéance chutait de 2,78 dollars à 97,32 dollars. La monnaie unique européenne chutait lourdement hier, tombant sous le seuil de 1,40 dollar pour la pre! mière fois depuis plus de deux mois, sur fond de craintes de voir la Grèce restructurer sa dette, après que l'agence de notation financière Fitch eut abaissé, vendredi, de trois crans la note du pays. Par ailleurs, des inquiétudes persistantes sur la solidité de la demande énergétique mondiale continuaient de hanter le marché. La nervosité du marché sera particulièrement alimentée aujourd'hui par la chute de l'indice PMI en Chine publié par (la banque) HSBC. Selon cet indicateur, la croissance de l'activité manufacturière chinoise a ralenti en mai à un plus bas depuis 10 mois, un ralentissement propre à affecter la demande énergétique de la Chine, deuxième consommateur de pétrole brut dans le monde. Outre la crise des dettes souveraines, la santé économique de la zone euro n'est pas non plus pour rassurer les opérateurs : la croissance de l'activité privée dans la région a nettement ralenti en mai, selon l'indice des directeurs d'achats (PMI) publié hier, tombé à son plus b! as niveau depuis sept mois.Enfin, l'éruption du volcan islanda! is Grimsvötn, dont le lourd nuage de cendres était susceptible de perturber le trafic aérien européen, renforçait encore la prudence des marchés pétroliers.

L'expérience française pour booster la production de lait en Algérie

Un comité de pilotage du projet de développement de la production laitière, fruit d'un protocole d'accord algéro- français, a été installé, jeudi dernier, au ministère de l'Agriculture et du Développement rural.Le comité dirigé par le Français « Bretagne international », en collaboration avec les professionnels de la filière lait en Algérie, doit entreprendre un projet d'aide, de soutien et de formation au profit des éleveurs laitiers, et ce, dans trois wilayas du pays (Souk Ahras, Blida et Relizane).Cette coopération technique, basée initialement sur le transfert du savoir-faire, a l'ambition de se développer davantage par la suite, par la création d'entreprises mixtes algéro-frança! ises ou par l'installation d'entreprises françaises en Algérie. C'est ce qu'a déclaré Marc Gillaux, directeur général, chief exécutive officer de « Bretagne international ». Il a expliqué que le projet comprend l'installation d'un groupe d'appui d'élevage laitier qui oeuvrera sur une durée de 3 ans et qui peut s'étendre à 5 ans, pour organiser les éleveurs, que ce soit dans la gestion des troupeaux, l'alimentation animale ou des techniques de valorisation de produits laitiers. Le projet, explique pour sa part Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture est financé, dans sa grande partie, par le côté algérien à hauteur de 5 millions d'euros et par une contribution de la partie française avec 700.000 euros. Marc Gillaux a tenu à préciser que le projet peut toucher d'autres wilayas.« On pense d'ores et déjà, aux wilaya de Ghardaïa et de Béjaïa ainsi que d'autres », a-t-il affirmé en précisant que si le projet réussira dans sa première étape et se prolongera pour une durée de 5a! ns, la filière lait en Algérie! enregistrera le double en matière de production, de collecte et de transport laitiers. « On prévoit une collecte de 600 millions de litres de lait, au lieu d'une moyenne de 300 millions de litres collectés en 2010. Et si on arrive, bien sûr, à organiser la filière, avec 40 vaches pour chaque éleveur en lui assurant un suivi technique performant dans toutes les étapes » a-t-il souligné. LA FACTURE D'IMPORTATION DE LA POUDRE DU LAIT NE BAISSERA PAS CETTE ANNÉEPour Rachid Benaïssa, cet accord est une mesure parmi d'autres, qui consiste à promouvoir la filière dans tous ses aspects. Le ministre rappelle que les Algériens sont de grands consommateurs de lait. « Nous consommons 5 milliards de litres par an, 50% provenant de l'importation et les 50 % autres sont produits localement », a déclaré Benaïssa. Ce dernier a souligné que le lait est considéré par l'Etat algérien comme un produit essentiel d'où la nécessité de mettre tous les mécanismes possibles pour assurer un dével! oppement durable de la filière.Affirmant que la filière connaît déjà une certaine dynamique, notamment par l'importation de vaches laitières, 25.000 en 2010 et 11.000 durant les 4 premiers mois 2011, le ministre a indiqué « on fait tout pour améliorer la production et assurer la disponibilité du produit mais c'est encore prématuré pour parler d'une baisse de la facture d'importation de la poudre du lait, notamment pour cette année ».UNE PRODUCTION CÉRÉALIÈRE EXCEPTIONNELLE À L'EST ET AU SUD DU PAYSRefusant de donner des résultats globaux sur la production céréalière de cette année, le ministre a, tout de même, dévoilé quelques indices concernant certaines wilayas. Il a affirmé que la production céréalière dans l'est et au sud du pays sera exceptionnelle cette année. Il a cité, à titre d'exemple, les wilayas d'Adrar et Khenchela. Benaïssa a précisé qu'au centre du pays la production sera la même que celle enregistrée l'année passée.

Selon le Cnis, Excédent commercial de 8,6 milliards de dollars durant les 4 premiers mois de 2011

L'Algérie a réalisé un excédent commercial de 8,646 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de 2011 contre 6,807 milliards de dollars à la même période en 2010, ont indiqué les Douanes algériennes.Les exportations de l'Algérie ont atteint 23,63 milliards de dollars (mds usd) au cours des quatre premiers mois de l'année en cours, contre 20,29 mds usd à la même période l'année dernière, en hausse de 16,45%, selon les résultats provisoires du Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes (Cnis), repris par l'APS. Quant aux importations, elles se sont établies à 14,98mds usd contre 13,48 mds usd, enregistrant une hausse! de 11,12%, précise le Cnis. L'amélioration du commerce extérieur s'explique en premier lieu par la hausse de plus de 16,70% des exportations des hydrocarbures, induite par la bonne tenue des prix du pétrole. Les hydrocarbures ont représenté 97,49% des exportations algériennesavec 23,04 mds usd durant les 4 premiers mois 2011, contre 19,73 mds usd à la même période de l'année écoulée (+16,74%), précise le centre. Avec 293 millions usd ou 5% des exportations globales de l'Algérie, les exportations hors hydrocarbures restent toujours faibles, selon la même source. R. E.

jeudi 19 mai 2011

Le marché américain est ouvert aux produits algériens qui répondent aux normes

Le marché américain est accessible pour les opérateurs économiques algériens qui souhaitent aller vers l'international à condition de bien étudier tous les aspects relatifs à l'approche de ce marché, ont affirmé jeudi à Alger des spécialistes.Selon des professionnels érudits du marché américain, les Etats-Unis représentent un vaste espace économique et l'un des marchés les plus importants du monde pour les productions et les services.?Le marché américain n'est pas fermé aux produits novateurs, adaptésaux normes et standards du marché et offrant le meilleur rapport qualité/prix?, a indiqué le président de la Chambre américaine de commerce en Algérie, M. MohamedBenzer! ga en marge du forum algéro-américain sur l'accès des produits algériens au marché américain. Le directeur du Conseil d'affaires algéro-américain (USABC), M. Smail Chikhoune, a souligné que le marché américain exerce un attrait évident de par sa taille et attire de nombreux produits étrangers qui ne sont forcément pas de meilleure qualité que les produits algériens.?Le produit algérien a totalement sa place sur le marché américain?, a-t-il soutenu, relevant, toutefois, que ce marché est ?très exigeant? et nécessite un travail considérable de préparation, d'action sur le terrain et de suivi à long terme.M. Chikhoune a mis l'accent, à ce titre, sur la nécessité pour les opérateurs algériens de se regrouper et de déployer des efforts marketing très ciblés, notamment auprès des chaînes de distribution.Le représentant de l'agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), M. Boubdina, a estimé, pour sa part, que le marché américain ?est accessible? pour les entreprise! s algériennes, invitant les chefs d'entreprises à se préparer ! à mieux appréhender ce marché à travers l'étude des aspects réglementaires, fiscaux et douaniers et autres taxes et réglementations de change ainsi que les opportunités qui s'offrent aux produits algériens.

mercredi 18 mai 2011

L'euro poursuit son léger rebond face à un dollar en berne

L'euro était toujours en hausse mercredi face au dollar pénalisé par une série d'indicateurs décevants publiés mardi aux Etats-Unis, mais le marché hésitait toujours face aux inquiétudes persistantes sur la santé budgétaire des pays fragiles de la zone euro.La monnaie unique européenne valait 1,4248 dollar contre 1,4234 dollar mardi. L'euro perdait un peu de terrain face au yen à 115,50 yens contre 115,79 yens la veille.Le dollar baissait également face à la devise japonaise, à 81,05 yens contre 81,36 yens mardi.Les cambistes guettaient par ailleurs la publication mercredi des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) en quête de commentaires sur les! perspectives de croissance de la première économie mondiale.Les cambistes chercheront également des indices sur la trajectoire à venir de la politique monétaire de l'institution, dont le taux d'intérêt directeur est proche de zéro depuis décembre 2008, alors qu'en zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a procédé en avril à un premier resserrement monétaire en près de trois ans afin de contrer la hausse des prix.Si l'affaiblissement du billet vert a permis d'occulter en partie les spéculations persistantes sur une restructuration de la dette grecque, le rebond de la monnaie unique restait freiné par l'incertitude qui pèse toujours sur la santé budgétaire de la Grèce mais aussi du Portugal, au lendemain d'un accord politique des ministres européens des Finances à un plan de sauvetage pour le pays.La livre britannique reculait face à l'euro à 88,00 pence, comme face au billet vert à 1,6190 dollar. La monnaie helvétique se repliait face à l'euro à 1,2550 franc suisse p! our un euro, et se stabilisait face à la monnaie américaine à ! 0,8808 franc suisse pour un dollar.L'once d'or valait 1.491,25 dollars contre 1.479 dollars mardi soir

mardi 17 mai 2011

Investissement : «Les conditions sont réunies pour sortir l'Algérie de sa situation de mono-exportatrice», affirme le DG de l'ANDI

Le directeur général de l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI), M. Abdelkrim Mansouri, a estimé mardi à Médéa qu'il existe aujourd'hui de réelles opportunités et des conditions d'investissement idoines pour permettre à l'Algérie de sortir de sa situation de mono- exportatrice et de s'offrir d'autres perspectives que la rente pétrolière.S'exprimant à l'occasion d'une journée d'étude sur les opportunités d'investissement dans la wilaya de Médéa, organisée à l'initiative conjointe de l'ANDI, du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI) et des services de la wilaya, M. Mansouri a mis en garde contre le risque de voir cette dépendance s'acce! ntuer davantage et entraîner dans son sillage l'affaiblissement de pans importants du secteur industriel. Le directeur général de l'ANDI a révélé, dans ce contexte, qu'une dizaine d'importateurs contrôlent le marché de la quincaillerie et de la câblerie, dont le chiffre d'affaires est estimé à 7 milliards de dollars, s'interrogeant sur l'intérêt qu'il y aurait à continuer à importer en devises fortes des produits en mesure d'être fabriqués localement.Il a souligné à cet égard la nécessité de favoriser la création de PME et PMI dont l'économie nationale a grandement besoin pour se développer et s'arrimer à la sphère économique et industrielle mondiale.Il a ajouté dans ce contexte que la création de ces PME-PMI, qui sont le socle de toute industrie, viendra s'intégrer au réseau industriel existant et permettra son renforcement et son expansion, outre la possibilité d'assurer, à moindre coût, l'approvisionnement du marché national des produits et des intrants indispensables po! ur les différents secteurs utilisateurs. «Le programme quinque! nnal 2010/2014 constitue, eu égard à la consistance des projets à réaliser à cette échéance, une opportunité pour les hommes d'affaires et les investisseurs nationaux de s'intégrer dans cette dynamique et tirer profit des mesures incitatives introduites, dans cette optique, par les pouvoirs publics afin d'encourager l'investissement local et favoriser l'éclosion d'un tissu industriel capable d'accompagnemer cette dynamique », a indiqué le DG de l'ANDI. Il a énuméré, au cours de son intervention, une série de dispositions prises récemment par l'Etat dans la perspective de la relance de l'investissement industriel, citant, à ce propos, le règlement de la problématique du foncier industriel, à travers la mise en place d'un portefeuille foncier en mesure de satisfaire les besoins exprimés par le secteur.L'abattement des charges locatives et des cotisations sociales, l'allégement des procédures administratives, grâce à la création des guichets uniques, figurent également parmi l! es autres dispositions prises par l'Etat, a ajouté en substance le DG de l'ANDI.S'agissant de cette dernière mesure, M. Mansouri a indiqué que l'opération de généralisation du guichet unique sur l'ensemble du territoire national sera achevée courant 2012, annonçant, d'autre part, la mise en place d'un système de déclaration en ligne destiné à accélérer le traitement à distance des dossiers d'investissement et à simplifier les procédures à suivre.

L'Algérie pourrait céder son gaz avec des prix plus bas que ceux en vigueur actuellement

Les contrats à long terme de livraison de gaz conclus avec les pays et les compagnies européennes, qui sont considérées comme étant les partenaires potentiels de l'Algérie, arriveront à échéance entre 2012 et 2014, apprend-t-on d'une source proche du secteur énergétique. A quelques mois l'expiration desdits contrats, ces compagnies affichent leur volonté de réviser les prix de cession de gaz et ce, en raison de la baisse remarquable du prix de l'unité de gaz sur le marché gazier, soutient la même source.Cependant, l'Algérie serait dans l'obligation de revoir à la baisse le prix du gaz dans ses prochains contrats, ce qui influe sensiblement sur les revenus de l'Algérie, sachant que le g! az représente 40% des revenus des hydrocarbures. La rude concurrence de la Russie, l'un des grands producteurs avec une part de marché européen de 25%, et du Qatar qui inonde le marché européen avec des prix très bas égaux au coût de production, jouera contre l'Algérie lors des négociations des prochains contrats.A relever qu'il y a une divergence dans les positions de l'Algérie, de Qatar et de la Russie. Ainsi, ces deux pays commercialisent 15% de leur production sur des marchés « spot » du gaz, contrairement à la stratégie commerciale de l'Algérie qui repose sur les contrats à moyen et à long terme. Tous ces facteurs joueraient, certainement, contre l'Algérie, qui sera tenue à céder son gaz avec des prix plus bas que ceux en vigueur actuellement.

La Russie et le Qatar concurrencent le gaz algérien vers l'Europe et Israël pourrait devenir un état exportateur

L'ancien directeur général du groupe Sonatrach a considéré que les prix du gaz sont toujours bas en dépit de leur relative amélioration, indiquant que le marché connait une période de saturation particulièrement avec la livraison du Qatar de grandes quantités de gaz naturel liquéfié, ce qui est un indice que ce pays ainsi que la Russie concurrenceront plus l'Algérie sur ses parts du marchés européens, et qu'Israël se transforme en pays exportateur de gaz vers l'Europe.Attar a précisé dans un entretien à El Khabar que « le plus important marché gaziers pour l'Algérie est le sud de l'Europe mais la concurrence qatarie et russe est la et les avantages que pos! sède l'Algérie c'est son sérieux et sont statut d'exportateur et un fournisseur sûre, puisque l'approvisionnement de l'Europe ne s'est jamais arrêté malgré les crises et la sécurisation des approvisionnements à l'inverse de ce qui arrivé avec la Russie » ajoutant « qu'il est prévu que l'Algérie élargissent également ses investissements pour renforcer les capacités de production avec le gazoduc Madgaz et la nouvelle unité à Skikda, nous réalisons que les pays consommateurs cherchent à assurer leurs besoins, en garantissant un prix acceptable ».Attar a insisté sur le fait que le principal défi de l'Algérie est de négocier rapidement et d'obtenir des prix acceptables, mais il faut assurer la fidélité du client européen sur le long terme au lieu d'une vision à court terme sur 4 ou 5 ans ».Attar souligne que l'Algérie va faire face à un ! marché très concurrentiel avec l'installation du gazoduc russe! « Southstream »vers l'Europe et du pipe-line des pays d'Asie centrale et du Caucase vers l'Europe « Nobuko », le premier d'une capacité de 65 milliard de m3 soit les exportations actuelles de l'Algérie et le deuxième avec 30 milliards de m3, mais ce qu'il y a de nouveau c'est qu'Israël développe ces capacités et qu'il est attendu qu'il devienne un pays exportateur de gaz après avoir été importateur, avec la découverte d'une réserve off-shore pouvant atteindre 1400 milliards de m3 , soit la réserve de gaz libyenne, » Attar a fait remarquer que les besoins européens sont grands et pourrait arriver 550 milliards de m3 en 2030 ce qui veut dire que l'Europe restera dépendante à 85%, ce qui nous pousse à affirmé la nécessité de se repositionner rapidement.

lundi 16 mai 2011

Produit nationaux : Le retour du crédit à la consommation ?

M. Karim Djoudi, ministre des Finances, qui a présidé dans la matinée d'hier l'ouverture des travaux du colloque international du Centre de rencontre et d'études des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), ainsi que l' assemblée générale de cette institution (voir article plus haut) a mis à profit sa présence dans la wilaya pour assister au regroupement régional des cadres du Trésor et de la comptabilité publique de l'Ouest, un secteur qui relève, bien évidemment, de son département ministériel.En marge de ce regroupement régional, le ministre a fourni à la presse quelques informations, notamment celles concernant la suspension du crédit à la consommation. Les produits importés ont été les plus sollicit! és par les ménages et l'on s'est retrouvé dans cette situation anormale où, grâce au crédit, on a favorisé, voire même enrichi de façon spectaculaire des entreprises étrangères au détriment de la production nationale qui, il est vrai, ne satisfait pas totalement la demande et les besoins du marché domestique.«Ces entreprises étrangères, assurées d'inonder et d'écouler leurs produits en Algérie, ne voyaient pas l'utilité d'investir chez nous pour produire localement », nous a indiqué le ministre. Aussi décision a-t-elle été prise d'arrêter la formule du crédit à la consommation, qui n'a servi qu'à enrichir des entreprises situées outre-Méditerranée et d'instituer des taxes pour amener ces opérateurs à revoir leur façon de commercialiser leurs produits en Algérie.Toutefois, au vu de l'évolution du marché et des nombreuses demandes introduites par différents secteurs pour le retour au crédit à la consommation, il n'est pas exclu qu'on lève cette suspension. Mais le crédit à la! consommation sera encadré pour éviter les dérives du passé, c! omme celles ayant précipité de nombreux ménages dans le surendettement, a-t-il dit, sans fournir plus de précisions. Pour revenir au regroupement régional, le ministre a rappelé, dans une courte allocution, l'importance du secteur du Trésor pour lequel les pouvoirs publics ont mis en chantier de nombreuses actions qui touchent aussi bien à la formation des ressources humaines, cheville ouvrière dans ce service, en rapport permanent et direct avec les administrés, qu'à l'équipement et la modernisation des outils de travail. Le ministre a particulièrement insisté sur la notion de service public et de qualité de l'accueil : « A l'avenir, je ne veux plus entendre parler d'usagers se plaignant dans tel ou tel service de la qualité de l'accueil ou de lenteurs anormales dans le traitement des dossiers fiscaux ». Le ministre a également insisté sur la nécessité d'élaborer des « feuilles de route », qui auront pour objectif de traquer les dysfonctionnements et de les éliminer.M. Kou! rsi

Les prix des céréales sur les marchés internationaux couteront cher à l'Algérie

L'expert en agriculture Mohamed Ladjadj a assuré que les prix des céréales sur les marchés internationaux augmenteront dans les prochaines années et que cela coûtera un énorme budget à l'Algérie si la production internationale n'est pas développée.L'expert a rapporté dans une conférence tenue hier aux palais des expositions pour l'annonce de l'organisation du salon de l'élevage et de la mécanisation agricole entre le 18 et le 21 mai prochains, que les conditions climatiques et l'augmentation de la demande de céréales sur les marchés internationaux particulièrement de la chine laisse présager une augmentation des prix.Notre interlocuteur a souligné que les prix des céréales enregistrés en 200! 8 se répéteront dans les années à venir et que le trésor public supportera durant cette période de nouveaux coûts si la production nationale n'est pas développée. D'un autre coté l'expert dans le domaine de la production de viande M Saissi a noté une autosuffisance dans le marché national des viandes rouges pour preuve, en 2010 seulement 1500 tonnes de viandes rouges ont été importées, alors que la moyenne annuelle d'importation avant 2008 se situait entre 8 mille et 14 mille tonnes, notre interlocuteur prévoit que l'année en cours ne verra pas d'opérations d'importation au vu de l'autosuffisance dans la production de ce produit animale. Cet expert précise que ces prix restent élevés. Notre interlocuteur ajoute que la question est liée au coût de production de la viande elle-même.Poursuivant que 75 % du prix de la viande est représenté par les coûts d'alimentation, coûts très élevés en Algérie.et de dire que l'Algérie fait face a de nombr! euses entraves dont la principale est la restriction d'eau ce ! qui demande de multiplier les forages de puits. Rappelons que le salon de l'élevage et de la mécanisation agricole 350 exposants dont 190 participants représentants 100 nationalités.

dimanche 15 mai 2011

Vers une grève des vétérinaires «Nous allons bloquer l'Algérie» !!

Les ports, les aéroports ainsi que les abattoirs risquent de connaître une paralysie totale. Et pour cause : le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l'administration publique (SNVFAP) n'exclut pas le recours à une démonstration de force.«Le conseil national consultatif aura à définir l'ampleur des protestations et leur durée», lit-on dans un communiqué rendu public.Portant la signature de son secrétaire général, Dahmane Mohamed, le communiqué du Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l'administration publique rendu public au lendemain de la réunion du bureau national en date du 11 mai dernier en son siège à Alger, fait état de deux principaux points. Il s'agit du projet de régime indemnitaire et de l'avant-pr! ojet du statut des vétérinaires appartenant aux collectivités locales. C'est d'ailleurs autour de ces deux questions que le SNVFAP a appuyé son argumentaire en convoquant une réunion extraordinaire du conseil national consultatif. Pour le secrétaire général du SNVFAP, «la responsabilité de cette situation incombe entièrement à la direction générale de la Fonction publique».«Nous avons donné suffisamment de temps à la Fonction publique pour le règlement de ce problème, mais à notre grande déception, rien de concret et de satisfaisant n'a été fait. Malgré nous, nous risquons de bloquer toute l'Algérie, à savoir les ports, les aéroports, les abattoirs et autres services techniques », dira le secrétaire général du SNVFAP. Et d'ajouter : «C'est la base qui nous pousse à agir de la sorte. Le ministère de tutelle a fait son travail, mais la responsabilité du blocage incombe à la direction générale de la Fonction publique.» Dans ledit communiqué, le SNVFAP a fait état du «rejet à l! 'unanimité des membres du bureau national des propositions de ! la Fonction publique qui ne répondent pas aux attentes des vétérinaires, vu le danger, la pénibilité, le risque et les contraintes de ce métier ainsi que la lourde responsabilité pour préserver la santé publique et l'économie nationale».Pour rappel, en 2008, 1 136 vétérinaires ont observé une grève qui a touché 40 wilayas et a mené à l'arrêt de l'activité au niveau de 319 abattoirs de viandes rouges et de 393 autres de viandes blanches. La grève a, par ailleurs, paralysé toutes les activités de contrôle et de dépistage au niveau des postes frontières, des ports et des aéroports. La chaîne de contrôle des viandes s'est trouvée directement touchée par ce débrayage. Il est à rappeler qu'à cette époque, les revendications qui ont présidé à la naissance de ce mouvement de protestation des médecins vétérinaires sont liées à la fermeture des portes du dialogue par la tutelle.A. B.

Le Baril peut chuter sous les 70 Dollards,L'économie algérienne tiendra-t-elle le choc?

Certains spécialistes tablent sur un prix du pétrole compris entre 60 et 70 dollars.Jusqu'où peut aller la dégringolade des cours de l'or noir? «Le prix du baril va poursuivre sa correction à court terme?Un retour au prix du baril à 70 ou 80$ est à envisager» écrit la rédaction de l'hebdomadaire MoneyWeek, sur son site. Le pronostic du patron d'Exxon Mobil est cependant, encore plus pessimiste, voire alarmant pour l'économie algérienne.«Le prix du pétrole devrait se situer dans une fourchette de 60 à 70$», a estimé Rex Tillerson, patron d'ExxonMobil, qui ne s'est basé que sur l'offre et la demande actuelles pour arriver à de telles conclusions. Des prévisions qui tiennent la route si l'on prend en compte les nouvelles donnée! s fournies par l'Agence internationale de l'énergie.La demande mondiale baissera de 190.000 barils par jour à 89,18 millions de b/j en 2011, selon l'AIE. Est-ce une simple agitation avant la réunion de l'Opep en juin? «L'AIE ne voudra pas revoir fortement ses prévisions en amont d'une rencontre de l'Opep», nous explique Olivier Jacob, de Petromatrix. Une baisse excessive des prix du brut représenterait le scénario catastrophe tant redouté par l'économie nationale qui doit supporter des augmentations de salaires tous azimuts, au demeurant tout à fait légitimes, et des subventions des produits de première nécessité pour calmer un front social en ébullition. Lorsque l'on ajoute à cette enveloppe financière déjà conséquente le coût de la facture des importations qui devrait avoisiner les 40 milliards de dollars, on comprend mieux le poids que pèse sur les cours de l'or noir dans l'économie algérienne dont près de 98% des recettes en devises sont assurées, uniquement, par les ex! portations en hydrocarbures.Les pays membres de l'Organisation! des pays exportateurs de pétrole, qui doivent se réunir le mois prochain à Vienne en Autriche, devraient, sauf énorme surprise, maintenir intacts leurs quotas de production. Il faudra s'attendre néanmoins, à de sérieux débats dans le cas où la dégringolade des cours de l'or noir franchirait la ligne rouge.Quelle sera la réaction de l'Algérie dans la probabilité d'un tel scénario? «Le niveau actuel est meilleur que lorsqu'il était à 40 et 50 dollars, mais ce serait meilleur et raisonnable s'il était à 90?, voire 100 dollars le baril», avait indiqué Youcef Yousfi, en marge d'une conférence de presse qu'il avait tenue au siège de son département, à l'occasion des 50 ans de la création de l'Opep.Pour l'instant, tout va bien. Le baril continue d'évoluer dans la fourchette souhaitée par le ministre algérien de l'Energie et des Mines. Le baril de brut a clôturé la semaine à 98, 13 dollars à New York après avoir, il faut le signaler, perdu plus ! de 16 dollars en l'espace d'une semaine. Les prix du pétrole, d'après les échos qui nous parviennent çà et là, n'ont apparemment pas fini de broyer du noir.«La psychologie du marché reste fragile. La volatilité domine, et les investisseurs s'inquiètent de l'inflation chinoise, qui pourrait conduire à des mesures multipliées de resserrement monétaire en Chine, au risque de plomber la croissance et d'affecter la demande de brut du géant asiatique», commentait Torbjorn Kjus, analyste de DnB NOR Markets. «La crise des dettes souveraines en Europe n'arrange rien, et si la dette grecque doit être restructurée, il y a un large risque pour une nouvelle crise financière, ce qui n'est guère de nature à rassurer le marché», a ajouté M.Kjus.La monnaie unique européenne, qui donnait l'impression de vouloir dominer le billet vert suite à l'annonce d'une embellie de la croissance économique dans la zone euro pour les trois premiers mois de 2011, a fini par céder du terrain par rapport au ! dollar, miné par les inquiétudes provoquées par la crise budgétaire gre! cque. Un contexte guère favorable pour les prix du pétrole.«Les prix du brut calquent leur évolution sur l'évolution du dollar sur le marché des changes et il est probable que cette situation perdure dans les prochains jours», faisait remarquer l'analyste de la banque SEB, Filip Petersson. Les experts de Goldman Sachs prévoient, de leur côté, des niveaux des cours de l'or noir équivalents à ceux des dernières semaines en 2012. D'ici là, devant des perspectives incertaines, le baril nage dans le brouillard. Mohamed TOUATI

Les investisseurs dans le produit local exonérés de la TVA

Le gouvernement vient de décider la réduction à 25% des prix de produits locaux, produit par des investisseurs algériens. Cette décision vient dans le cadre du projet du décret exécutif définissant le taux et les modes d'application de l'engagement en donnant la priorité aux produits et services algériens qui bénéficieront d'une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée TVASelon le contenue du projet élaboré par l'agence nationale d'investissement, et dont Ennahar détient une copie, qui sera soumis demain lundi au Conseil du gouvernement pour adoption, ce dernier a décidé de manière officielle de donner la priorité aux produit et services nationaux si ces derniers sont aux normes en vigueur dans le secteur concerné.Un taux de 25%! de réduction sur les prix de produit algérien sera appliqué.Le projet du décret exécutif défini les modalités et conditions pour bénéficier de l'exonération de la TVA. Tout investisseur doit au préalable s'engager par écrit à donner la primauté aux services et produits et nationaux sauf si ces derniers sont inexistant dans le pays.

samedi 14 mai 2011

Selon une enquête de l'ONS, Les prix des matériaux de construction en forte augmentation en 2010

Les prix à la production industrielle hors hydrocarbures ont enregistré une hausse de 3% pour le secteur public et de 1,5% pour le secteur privé en 2010 par rapport à 2009, a rapporté hier l'APS citant un communiqué de l'Office national des statistiques (ONS).Durant la même période de référence, les prix des industries manufacturières ont connu une évolution positive de 3,3% dans le secteur public et de 1,4% dans le secteur privé, précise l'ONS. La hausse des prix à la production du secteur public s'explique par l'augmentation générale des coûts de production qui a touché tous les secteurs, à l'exception des industries diverses (-2,3%).La plus forte hausse des prix à la production industrielle a été enregistrée par les matériaux d! e construction avec 16,3%, les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) (2,7%) et chimie, caoutchouc et plastiques avec 2,5%, précise la même source.L'agroalimentaire, l'industrie, les cuirs et textile ont connu, quant à eux, une hausse, mais «timide», respectivement de 2%, 1,1% et de 1%.Quant au secteur privé, à l'exception d'une légère baisse (-1,2%) enregistrée par l'industrie des bois, liège et papier, tous les produits ont suivi une courbe ascendante.La plus importante hausse a été enregistrée par les industries des mines et carrières (17%) et l'agroalimentaire (5,2%), selon l'ONS, qui relève de légères hausses pour les matériaux de construction (2,9%), textiles (1,3%) et enfin 1,6% pour les ISMMEE. Au quatrième trimestre de l'année dernière et par rapport à la même période de l'année 2009, la hausse des prix à la production industrielle s'élève à 2,2% pour le secteur public et 2% pour le secteur privé.L'évolution des pri! x à la production industrielle du secteur public s'est caracté! risée essentiellement par une croissance relativement importante pour les matériaux de construction avec 11,2%, mines et carrières (2,2%), bois liège et papier (2,1%) et agroalimentaire avec 1,9%, ajoute l'office. Les autres secteurs ont connu des hausses relativement modérées; il s'agit notamment des ISMMEE (+1,3%), textiles (0,7%) et industries diverses (0,8%). Pour le secteur privé, le quatrième trimestre 2010 s'est caractérisé essentiellement par la hausse des prix à la production des industries des mines et carrières (10,2%), l'agroalimentaire (4,6%), les ISMMEE (3,8%) et textiles avec 1,5%. B. A.

vendredi 13 mai 2011

De quoi a besoin l'Algérie ? Vivre ensemble et un cap pour le futur

«Le courage,c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.» Jean Jaurès (Juillet 1903)La parution d'un ouvrage magistral «Le développement économique de l'Algérie» aux Editions Casbah par un groupe d'experts algériens vivant à l'étranger en collaboration avec des spécialistes à demeure, me donne l'opportunité à mon tour de contribuer modestement, au débat en apportant un éclairage complémentaire. Cet ouvrage riche de plus de 600 pages fait le point de l'état de l'art en la matière convoquant tour à tour les expériences algériennes- d'une façon me semble-t-il incomplète- et ce qui se passe dans le mond! e. Pas moins de 17 contributions sont recensées toutes aussi généreuses et honnêtes scientifiquement les unes que les autres et tentant de présenter des points de vue visant à sortir l'Algérie des temps morts actuels.Mon sentiment est qu'il ne faille pas comme on dit simplement «jeter le bébé avec l'eau du bain». Mon analyse portera sur des faits. Je vais articuler mon plaidoyer sur ce que j'appelle sans qu'elles soient exhaustives, les trois errances: l'errance identitaire, l'errance dans le système éducatif, et l'errance dans le pompage frénétique du pétrole. Cependant, tout n'est pas noir; il faut mettre à l'actif objectivement plusieurs avancées, notamment dans le domaine social comme la construction de millions de logements, la construction d'une cinquantaine de barrages, l'électrification des régions du pays et le bourgeonnement quantitatif et non qualitatif de milliers d'école (plus de trente mille) de près de 3000 lycées, et d'une! université par wilaya. Tout ceci dans un contexte faste pour ! la rente; en 10 ans l'Algérie a engrangé plus de 400 milliards de dollars fruit immérité de la Providence divine? Pour une identité et une histoire trois fois millénaire assuméeEt pourtant, le pays peine à se déployer, il ne créé pas de richesse. Nous sommes un petit pays qui se cherche, nous sommes un pays rentier qui n'invente rien, qui se contente de gérer une rente et en tentant de calmer la société par une distribution de biens, accentuant encore plus la certitude que dans ce pays, il ne faut pas travailler pour réussir socialement, il faut faire des émeutes.La mal-vie est là, le désespoir prend la forme des harraga de l'émeute ou du maquis. Notre développement ne se mesure pas à l'aune des 4×4 rutilants pour des richesses qui ont jailli du néant, avec on l'aura compris, plus de 3 milliards de dollars pour les 3 millions de voitures importés sans aucune retombée en termes d'emplois si ce n'est des showrooms destinés à faire baver d'e! nvie les Algériens qui se saignant aux quatre veines, crédit à la consommation ou pas, pour acheter un véhicule et ceci entre autre pour conjurer la malédiction des transports publics dont le dernier avatar, le tram a refusé de démarrer le jour de l'inauguration de quelques tronçons, ni même au portable accroché à l'oreille avec l'invite à bavarder avec à la clé une hémorragie de 2 milliards de dollars par an pour le pays. Ce n'est pas cela le développement.Il me semble que trois questions structurent notre futur: d'où venons-nous? Quelle éducation devons-nous donner à nos enfants, quel système éducatif dans son ensemble devons-nous, toute affaire cessante, contribuer à construire? Quel est notre avenir énergétique dans un contexte chaotique où l'AIE prévoit des guerres pour l'énergie, qui sont déjà là. Nous ne serons pas épargnés Pourquoi sommes-nous en panne malgré ces «réalisations» et sommes-nous si fragiles à la fois sur le plan existentiel et sur le plan économique et! social?Pour commencer avec l'identité. Depuis près de six mois, le mic! rocosme politique s'agite pensant profiter de la dynamique de la révolte tunisienne dont on sait qu'elle n'a pas débouché sur le jasmin tant attendu. Au contraire, c'est encore l'incertitude dans ce pays qui est en train de vivre avec 23 ans de décalage nos interrogations sur le projet de société qui consiste à mettre le cap sur une sécularisation qui doit fatalement aboutir rapidement sur les conquêtes de la société dite du plaisir fournie par une mondialisation sans état d'âme qui est là pour prévenir tous les désirs du consommateur pourvu qu'il ait de l'argent pour payer. On l'aura compris, ce projet de société est à des années-lumière de celui qui met le cap sur le salaf (le retour à la pureté originelle).Ce dilemme que nous n'avons toujours pas résolu et pour cause, oppose toujours en Algérie, deux visions du monde. Celle d'une laïcisation débridée et celle d'un cap sur le Moyen Age. C'est une lutte sourde du fait que nous n'osons pas aborder les problèmes d'une façon ! sereine et du fait aussi que chaque camp reçoit d'une façon ou d'une autre des appuis externes; c'est soit un arabisme débridé des métropoles moyen-orientales dont on connaît les limites soit une métropole occidentale qui nous encourage, qu'on le veuille ou non, à nous atomiser. Le résultat des courses est que la «?accabya» est toujours à l'honneur, même la révolution n'y échappe pas, l'ancien président de la République vient d'asséner ses vérités, il n'y a que lui qui a fait la Révolution, les autres au mieux n'ont rien fait, au pire ont été des régionalistes voire des traîtres!Quelle histoire devons-nous apprendre à nos enfants si nous ne sommes pas d'accord sur les fondamentaux? Quand on pense aux mythes fondateurs de l'histoire de France, Asterix, Clovis, Dagobert, Jeanne d'Arc qui pour certains amènent à questionnement; quand on pense de même aux mythes fondateurs à titre d'autre exemple du Canada, avec les racines françaises, la feuille d'érable comme symbole, voire l! e Vive le Québec libre», nous n'avons pas pour notre part à mythifier n! otre histoire. 18 siècles avant la venue de l'Islam, il y avait un peuple qui avait une histoire. Massinissa battait monnaie quand l'Europe était encore dans les grottes, quant à Jacques Cartier - pour la partie française -, il n'avait pas encore «découvert» les peuples canadiens qui étaient là depuis la nuit des temps? Nous devons réconcilier notre peuple avec son histoire que nous devons assumer avec ses heurs et malheurs.La dernière révolution (1954-1962) s'inscrit dans une longue lignée de révolte, elle a eu l'immense mérite d'avoir soudé les Algériens du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest n'en déplaise aux diviseurs de tout poil. L'histoire devra être écrite et ne pas être prise en otage par ce qu'on appelle la famille révolutionnaire - gardienne du Temple - donnant à penser que les autres n'ont pas droit au chapitre, ce qui a amené à la constitution d'une véritable satrapie qui a ses règles de cooptation, de prise en otage du pouvoir et naturellement de répartition ! de prébendes et de privilèges en tout genre à telle enseigne que cinquante ans après l'Indépendance, on parle encore d'enfants de chouhada voire d'enfants de moudjahid dont on peut s'interroger sur la valeur ajoutée à titre personnel!Maintenant que nous avons essayé toutes les thérapies mortifères allant du socialisme scientifique au socialisme de la mamelle, de l'ouverture économique débridée à la tentation du califat, le moment est venu pour un projet de société consubstantielle de l'identité. Nos enfants devraient apprendre une Histoire de l'Algérie qui ne zoome pas sur les pulsions malsaines du moment mais qui soit oecuménique. Comment tenir à ses repères identitaires et religieux sans en faire un fond de commerce? La cohésion de la société algérienne «ce désir d'être ensemble» pour reprendre l'expression de Renan est à ce prix. Nous sommes en pleine errance identitaire. C'est là tout le défi de l'éducation qu'il sera nécessaire de re! voir fondamentalement pas sous la forme d'un tsunami mais d'une façon s! oft où la force de persuasion permettra l'adhésion du plus grand nombre.C'est là qu'intervient justement, le système éducatif objet de ma deuxième attention dans cette réflexion. Pour un système éducatif en phase avec la marche du mondeDu point de vue quantitatif, le compte y est, mais pour l'aspect qualitatif, nous allons partir de très loin pour mettre en place une école qui ne fait pas dans l'exclusion, qui apprenne à l'élève avant la sixième à lire, écrire et compter dans un environnement de plus en plus formaté par les médias, l'Internet et l'ordinateur. Qui empêche l'Algérie de mettre en place un plan Marshall de l'informatique dans les écoles à l'instar du Brésil, de la Turquie avec un programme adapté et l'achat de millions de laptops basiques que l'on pourrait même «monter en Algérie» et créer ce faisant, de la richesse. Le coût moyen varie de 20 à 80 euros C'est là que je verrais sincèrement l'apport scientifique de nos nationau! x expatriés qui peuvent aider le pays soit en contribuant dans le cadre d'un fonds de soutien soit en amenant une expertise pour la mise en place des meilleurs programmes.L'invitation est lancée. S'agissant de l'enseignement supérieur, le fait de bourgeonner en mettant une université par wilaya est une erreur outre le fait que l'encadrement qualitatif est marginal, cette vision ne contribue pas au brassage des jeunes de toutes les régions. L'élève va de l'école à l'université dans sa région; ceci est mortel pour le vivre-ensemble.Le brassage comme le faisait le Service national, est nécessaire. En ce qui concerne la formation technologique, il nous a été donné de protester contre l'extinction de la formation d'ingénieurs et de techniciens remplacés par un ersatz appelé LMD. L'Université algérienne devra, si elle ne veut pas rater encore le développement technologique du pays d'une façon irréversible, réhabiliter la formation d'ingénieurs et de techniciens par milliers. L'ac! harnement, contre l'Ecole nationale Polytechnique est incompréhensible;! au lieu de multiplier les Ecoles polytechniques, on démolit insidieusement l'une des dernières défenses immunitaires du pays Le destin technologique du pays, qui repose sur ses élites, doit se décider en Algérie. Il serait tragique que la formation des hommes soit sous-traitée à l'extérieur. J'en appelle clairement à la remise sur rails, avant qu'il ne soit trop tard, de la formation technologique dans le pays, en réhabilitant la discipline des mathématiques, des mathématiques techniques, en revoyant fondamentalement la formation professionnelle, et naturellement en redonnant à la formation d'ingénieurs ses lettres de noblesse.Dans la cacophonie actuelle, ce qui restera dans le futur, ce sont les hommes et les femmes bien formés, fascinés par le futur et dont l'Algérie aura besoin Le destin de l'Algérie se jouera assurément dans cette génération, ne la ratons pas! Le troisième volet de mon intervention! concerne l'errance énergie. L'Algérie étant mono-exportatrice d'hydrocarbures Quand Boumediene, avait un jour de février 1971, déclaré «Kararna taëmime el mahroukate» ce n'était pas en vain, il y avait un cap, une prise en main par l'Algérie de son destin pétrolier. Qu'en reste-t-il actuellement. Selon les données de l'AIE, nous avons dépassé le peak oil mondial en 2006 à la même période que l'Algérie. Le peak oil du gaz au rythme de consommation actuel, serait autour de 2030, celui du charbon deux décennies. Sans vouloir jouer les pythies, l'avenir est sombre. Nous aurons droit à des guerres de l'eau, des guerres pour la nourriture du fait des détournements des cultures pour les biocarburants [Un plein d'essence de biocarburant aux Etats-Unis, est équivalent à 225 kilos de maïs, soit de quoi nourrir un Sahélien pendant une année]. Nous aurons droit à des sécheresses récurrentes, aux avancées des déser! ts.Enfin, le point d'orgue est que la guerre pour l'énergie décrivait e! n creux le conflit de civilisations. Comment alors l'Algérie devra-t-elle s'orienter vers une consommation non carbonée tout en optimisant ses ressources? Comment passer de l'ébriété énergétique actuelle à la sobriété énergétique seule garante d'un développement durable? Dans une étude réalisée à l'Ecole polytechnique et que nous avons présentée le 16 avril 2011 dans le cadre de la 15e Journée de l'énergie, nous avons montré que la stratégie du fil de l'eau adossée à une stratégie énergétique multisectorielle doit impliquer la société, les départements ministériels, bref, un plan Marshall décidé par l'Etat qui doit impérativement reposer sur l'adhésion de tous, de l'écolier pour en faire l'éco-citoyen de demain, à l'imam qui, dans ses prêches, doit parler du développement durable? Le plan énergie renouvelable, bien qu'incomplet parce qu'il n'est pas adossé à une stratégie énergétique d'ensemble, a besoin de milliers d'ingénieurs et de tec! hniciens.Le formidable réseau de compétences expatriées est une chance pour le pays si on sait y faire. Partant du postulat que le nationalisme, voire l'amour du pays, n'est le monopole de personne ni des partis politiques ni des hommes, les nationaux expatriés, qui pour des raisons diverses ont été amenés à quitter un pays à feu et à sang dans les années 90 voire plus tôt, ont un devoir: celui de contribuer à la mise en place d'une Algérie débarrassée de la malédiction du pétrole. Il nous faut d'abord en Algérie un cap.L'apport de nos élites expatriées sera d'autant plus pertinent que nous l'avons élaboré ensemble en tenant compte de la réalité profonde. Cependant, le pouvoir doit cesser d'opposer - pour régner- les élites restées à demeure et qui ont contribué à ce que l'Algérie reste debout en entretenant chacun à sa façon qui de la flamme de la science, qui de l'o! util de production, qui du fonctionnement quasi normal des institutions! d'un système éducatif seule ceinture de sécurité quand la rente ne sera plus là. Je ne crois pas à la perrenité de l'apport des turbo spécialistes. Pour une stratégie énergétique qui tourne le dos à la frénésie actuelleL'embellie pétrolière est indépendante de nos efforts.Mieux encore, depuis quelque temps, on agite un nouveau somnifère, les gaz de schiste au moment où de par, le monde on se mobilise pour en interdire l'exploitation, les députés français viennent de le faire, nous on autorise des compagnies étrangères à le faire allant ainsi vers un carnage écologique. Le message liminaire de cette annonce est le suivant: «Dormez braves gens, la manne pétrolière et peut être «schistière» veille sur votre sommeil, ne pensez pas, dépensez.» Il ne faut pas se faire d'illusion: Seuls la sueur, l'endurance, le travail bien fait, l'écoute et la nécessité que chacun rende compte et soit comptable de ses actes pourraient faire redémarrer l'Algérie.En définitive, il nous faut retro! uver cette âme de pionnier que l'on avait à l'Indépendance en mobilisant, quand il y a un cap. Imaginons pour rêver que le pays décide de mettre en oeuvre les grands travaux autrement que de les confier aux Chinois et Japonais, sans sédimentation ni transfert de savoir-faire, il mobilisera dans le cadre du Service national, véritable matrice du nationalisme et de l'identité, des jeunes capables de faire reverdir le Sahara, de s'attaquer aux changements climatiques, d'être les chevilles ouvrières à des degrés divers d'une stratégie énergétique qui tourne le dos au tout-hydrocarbures et qui s'engage à marche forcée dans les énergies renouvelables. Pour cela, seul le parler-vrai, le patriotisme, la fidélité aux valeurs nous permettront enfin de bâtir une Algérie qui sortira de la malédiction de la rente pour se mettre au travail. Pr Chems Eddine CHITOUR

mercredi 11 mai 2011

Projet de loi de finances 2011 : Importantes mesures en faveur de la PME, l'emploi et le pouvoir d'achat

Le projet de loi de finances complémentaire 2011, qui sera présenté prochainement à l'Assemblée populaire nationale (APN), prévoit d'importantes mesures pour relancer le secteur de la PME et préserver le pouvoir d'achat des ménages.Ces dispositions viennent en application des décisions prises par le Conseil des ministres de février 2011, selon le projet de loi, dont l'APS a obtenu une copie.Pour le soutien aux produits de large de consommation, le gouvernement a inscrit dans son projet les exonérations des droits de douanes et de la TVA sur les sucre roux et blanc et l'huile alimentaire brute, décidés en février dernier.La mesure d'exonération, effective jusqu'au 31 mai, sera prolongée au delà de cette date, où l'Etat prendra en charge le! manque à gagner du Trésor en termes de droits de douanes et de TVA, précise le gouvernement dans son projet de loi de finances complémentaire pour 2011.Pour relancer par ailleurs le soutien aux micro entreprises et à l'emploi, le gouvernement a proposé de réduire les charges patronales relatives aux cotisations à la sécurité sociale, qui vont passer de 56% à 80% dans les wilaya du nord et de 72% à 90% dans les wilaya des hauts plateaux et du sud.Toujours dans le soutien à la création des PME, l'exécutif a institué une imposition progressive aux micro entreprises, créées dans le cadre des dispositifs Cnac et Ansej qui vont bénéficier d'abattements fiscaux après la période d'exonération.Le taux de réduction d'impôts sera de 70% pour la première année suivant la période d'exonération, de 50% pour la deuxième année et de 25% pour la dernière année.Les activités créées pour absorber l'informel, bénéficieront elles aussi d'une imposition progressive, selon le même document. Les ! sites aménagés à cet effet seront soumis à un régime fiscal pl! us allégé.Ainsi, il est proposé une défiscalisation durant les deux premières années d'activités de ces sites qui sera suivi par un abattement fiscal de 70% pour la troisième année, de 50% pour la quatrième année et de 25% pour la cinquième année. Le gouvernement prévoit aussi dans ce volet l'élargissement des avantages fiscaux, dont bénéficient les dispositifs Ansej et Cnac, au dispositif de l'Angem.Le même projet recommande par ailleurs, sur un autre volet, deux mesures pour simplifier le paiement de l'impôt. Il s'agit de relever de 5 millions de dinars à 10 millions de dinars le plafond d'éligibilité à l'impôt forfaitaire unique (IFU) et de porter aussi le plafond d'éligibilité au régime simplifié de 10 millions de dinars à 30 millions de dinars. Creusement du déficit budgétaire à 33,9% du PIBLe déficit budgétaire, prévu par le projet de loi de finances complémentaire pour 2011 ?s'aggraverait fortement? sous l'effet de la dépense publique à 33,9% du PIB, selon le texte d! u projet qui sera soumis aux parlementaires durant la session de printemps de l'APN.Le projet de la LFC pour 2011 prévoit un déficit de 4.693 milliards de dinars (mds DA), soit un ratio par rapport au PIB de 33,9%, contre 3.355 mds DA dans la loi de finances initiale.La loi de finances 2011 tablait sur un déficit budgétaire de 3.355 mds DA, soit 28% du PIB.Le creusement du déficit, projeté pour 2011, survient sous l'effet de la dépense de fonctionnement qui s'accroît de 857 mds DA, en raison principalement de l'élargissement du soutien des prix à de nouveaux produits alimentaires de base (huiles alimentaire et sucre) et du renforcement de la dotation budgétaire au soutien des prix des produits subventionnés, antérieurement à 2011 (blés et poudre de lait).Il est dû également à la prise en charge de l'effet sur les rémunérations de l'application de nouveaux statuts particuliers de la fonction publique et à l'ouverture de nouveaux postes budgétaires.Ce déficit s'est aggravé so! us l'effet de la dépense d'équipement qui s'accroît de 797 mds DA pour ! faire face à un programme additionnel de logements sociaux et ruraux et au renforcement de l'action économique de l'Etat, selon le projet. Par ailleurs, le gouvernement prévoit un taux de croissance qui ?demeurerait? à 6% et un taux d'inflation de 4% contre 3,5% dans la loi de finances initiale.Hausse de 25% de la dépense publiqueLe profil budgétaire de 2011 montre que la dépense publique de l'Etat connaîtra une forte hausse à travers le projet de loi de finances complémentaire (PLFC) pour 2011, qui sera présenté aux parlementaires durant l'actuelle session de printemps de l'assemblée populaire nationale (APN).Selon le PLFC2011, adopté par le dernier Conseil des ministres, la dépense publique progresserait de 25% comparativement à la loi de finances initiale pour 2011, sous l'effet combiné d'un accroissement de 24,9% pour les dépenses de fonctionnement et de 25 % pour les dépenses d'équipement, alors que les recettes budgétaires ne s'accroîtraient que de 6,8%.Le projet de l! oi de finances complémentaire 2011 a prévu 4.291 milliards de DA aux dépenses de fonctionnement contre 3.434 milliards de DA dans la loi de finances initiale, soit une progression de 857 milliards de DA.Cette hausse dans les dépenses de fonctionnement est imputable, principalement à la constitution d'une provision de 400 mds de DA pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, et 177 mds de DA de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l'huile, du lait et de sucre, portant ainsi cette subvention de 93 mds de DA à 270 mds de DA pour l'année 2011.Le projet de LFC 2011 prévoit aussi une dotation additionnelle de près de 47mds de DA pour le renforcement du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) des jeunes, l'augmentation du programme de travaux à haute intensité de main d'£uvre (Tup-imo) avec une incidence budgétaire de 40 mds de DA pour l'ouverture de 18.000 nouveaux chantiers. Dans ce contexte, le proj! et de LFC 2011 fait remarquer que les dépenses de fonctionnement atteig! nent un niveau dont la couverture par les produits de la fiscalité hors pétrolière n'est plus que de 35%, et relève que ces produits ?couvriront de moins en moins? les dépenses de fonctionnement. Accords de coopération entre le FCE et AME avec la Chambre des constructeurs de Bulgarie (CCB)Des fondations renforcées Deux accords de coopération ont été signés, hier, entre le Forum des chefs d'entreprise (FCE) et l'Association des Algériennes managers et entrepreneurs (AME) avec la Chambre des constructeurs de Bulgarie (CCB). La cérémonie de signature s'est déroulée à l'hôtel Hilton (Alger). La partie algérienne représentée par M. Réda Hamiani, président du FCE, et Mme Khadidja Belhadi, présidente d'AME, et la partie bulgare par le représentant de CCB, M. Nicolay Stankov. Ces accords visent à relancer la coopération entre les acteurs économiques des deux pays, sur des bases solides. Les deux parties ont rappelé le caractère historique des relations d'amitié entre les deux pays! . Les domaines de coopération entre les opérateurs des deux pays seront désormais diversifiés. Un rapprochement rapide est envisagé d'ores et déjà de part et d'autres pour explorer d'autres pistes de coopération.M. Hamiani a indiqué que pour le moment aussi l'Algérie a besoin du savoir-faire bulgare dans certains secteurs bien précis, mais que le marché est ouvert aux entreprises bulgares pour toutes les autres activités économiques. Quant à M. Stankov, il a fait état de la volonté des entreprises bulgares d'accéder au marché algérien, notamment dans le secteur du bâtiment.Les deux pays ont connu au même moment des difficultés et des crises qui ont fait que l'élan de coopération a été freiné, au cours des deux dernières décennies, a expliqué M. Stankov. Le DG de la CACI, M. Chami, a déploré le faible niveau des échanges commerciaux entre les deux pays, malgré l'excellence des relations d'amitié .Farid B.Répartition du budget de fonctionne! ment 2011 par départements ministériels Le projet de loi de finances co! mplémentaire pour 2011, prévoit un budget de fonctionnement d'un montant de 4.291 milliards de dinars.Voici la répartition par départements ministériels des crédits ouverts au titre de ce budget.- Présidence de la République 8.329.601.000- Services du Premier ministre 1.774.314.000- Défense nationale 631.076.546.000- Intérieur et Collec/locales 425.960.422.000- Affaires étrangères 30.125.652.000- Justice 66.851.302.000- Finances 61.382.220.000- Energie et mines 31.916.135.000- Ressources en eau 12.258.443.000- Prospective et Statistiques 939.109.000- Indus/PME/prom. invest 4.135.439.000- Commerce 17.761.594.000- Affaires Relig/Wakf 16.480.327.000- Moudjahidine s169.614.694.000- Aménagement du ter/Env 3.266.759.000- Transports 28.874.103.000- Education nationale 569.317.554.000- Agriculture et Dev/rural 296.931.209.000- Travaux publics 6.912.595.000- Santé et Réformes/hospi 227.859.541.000- Culture 22.173.218.000- Communication 8.158.012.000- Tourisme et Artisanat 3.992.419.! 000- Enseignement sup./Re/Sci 291.441.690.000- Postes et TIC 3.306.639.000- Relations avec le Parlement 241.660.000- Formation et Ens/Prof 50.124.762.000- Habitat et urbanisme 13.181.921.000- Travail, Em/Séc. sociale 123.058.041.000- Solidarité nat/Famille 154.578.698.000- Pêche et Ress. halieutiques 2.015.997.000- Jeunesse et Sport 34.042.021.000- Sous-total 3.319.082.637.000- Charges communes 972.098.543.000- Total général 4.291.181.180.000. Par ailleurs, la LFC 2011 prévoit des recettes budgétaires définitives de 3.198.400.000 DA, réparties comme suit :1- Recettes budgétaires Montant (en DA)- Ressources ordinaires :- Recettes fiscales 1.473.500.000- Recettes ordinaires 38.000.000- Autres recettes 157.500.000- Total des ressources ordinaires 1.669.000.0002- Fiscalité pétrolière 1.529.400.000Total général des recettes 3.198.400.000.

Projet de LFC 2011: Hausse de 25% la dépense publique

Le profil budgétaire de 2011 montre que la dépense publique de l'Etat connaîtra une forte hausse à travers le projet de loi de finances complémentaire (PLFC) pour 2011, qui sera présenté aux parlementaires durant l'actuelle session de printemps de l'assemblée populaire nationale (APN).Selon le PLFC2011, adopté par le dernier Conseil des ministres, la dépense publique progresserait de 25% comparativement à la loi de finances initiale pour 2011, sous l'effet combiné d'un accroissement de 24,9% pour les dépenses de fonctionnement et de 25 % pour les dépenses d'équipement, alors que les recettes budgétaires ne s'accroîtraient que de 6,8%.Le projet de loi de finances complémenta! ire 2011 a prévu 4.291 milliards de DA aux dépenses de fonctionnement contre 3.434 milliards de DA dans la loi de finances initiale, soit une progression de 857 milliards de DA.Cette hausse dans les dépenses de fonctionnement est imputable, principalement à la constitution d'une provision de 400 mds de DA pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, et 177 mds de DA de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l'huile, du lait et de sucre, portant ainsi cette subvention de 93 mds de DA à 270 mds de DA pour l'année 2011. Le projet de LFC 2011 prévoit aussi une dotation additionnelle de près de 47mds de DA pour le renforcement du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) des jeunes, l'augmentation du programme de travaux à haute intensité de main d'?uvre (Tup-imo) avec une incidence budgétaire de 40 mds de DA pour l'ouverture de 18.000 nouveaux chantiers.Dans ce contexte, le projet de LFC 2011 fait remarq! uer que les dépenses de fonctionnement atteignent un niveau do! nt la couverture par les produits de la fiscalité hors pétrolière n'est plus que de 35%, et relève que ces produits ?couvriront de moins en moins? les dépenses de fonctionnement.?Ce qui signifie que la couverture de cette dépense viendrait éroder les produits de la fiscalité pétrolière destinés, en principe, au financement des programmes d'équipement publics?, précise-t-on. Il souligne également que la dépense de fonctionnement ?demeurera tendue? du fait que de nouveaux statuts particuliers paraîtront en 2011 et probablement au-delà, ce qui aura une incidence directe sur le niveau des rémunérations à venir et de la prise en charge des rappels depuis janvier 2008. Pour ce qui est des dépenses d'équipement, elles sont évaluées à 3.981 mds de DA, soit une hausse de 797 mds de DA en terme de valeur, et de 25% en terme de taux de variation par rapport à la loi de finances initiale.La forte hausse relevée est imputable à l'augmentation du soutien à l'accès au logement qui s'accro! ît de 278 mds de DA et des opérations en capital qui affichent un mouvement de 455 mds de DA Le texte de loi explique ce fort mouvement des opérations en capital par le soutien à l'activité économique qui s'accroît de 204 mds de DA et le programme complémentaire au profit des wilayas qui s'accroît de 200 mds de DA. Le projet de loi de finances 2011 mise également dans ses prévisions sur une augmentation des recettes budgétaires (6,8 %) qui passeraient de 2.992mds de DA à 3.198 mds de DA.Cette croissance est générée par une progression de 3,8% des produitsde la fiscalité pétrolière budgétisée, sous l'effet d'un léger accroissement prévisionnel des volumes (+0,9 point de pourcentage) et d'un accroissement de 11% des produits de la fiscalité non pétrolière (hors produits de la fiscalité ordinaire affectés aux collectivités locales).La croissance projetée pour les produits de la fiscalité ordinaire proviendrait d'un mouvement à la hausse des produits de l'IRG sur les salaires, ! notamment avec la revalorisation des salaires, de l'IRG des non salarié! s et de l'IBS, principalement avec la demande publique en forte croissance en 2011.La croissance proviendrait également de la TVA à l'importation et des produits des douanes avec, d'une part, une projection de croissance de 2,7% des flux à l'importation de marchandises et d'autre part, à la suspension du démantèlement tarifaire avec l'UE. S'agissant de l'encours de l'épargne publique abritée dans le Fonds de régulation des recettes (FRR), il s'est positionné à 4.842,8 mds de DA à fin 2010.La situation des opérations effectuées sur le FRR, cumulée sur la période 2000/2010 permet de relever que ce fonds est intervenu pour l'amortissement du principal de la dette publique avec 3.208,2 mds de DA et le financement des déficits du Trésor avec 2.537,8 mds de DA.Par ailleurs, le projet de LFC 2011 met en garde contre la poursuite d'un tel profil budgétaire, sur le moyen terme, et relève qu'un tel scénario pourrait se traduire par ?un effet d'éviction du marché, de l'économie réelle!  avec des pressions sur les taux d'intérêts débiteurs?, ?des tensions inflationnistesavec les risques d'érosion du pouvoir d'achat des ménages? et des ?tendances à l'emballement de la dette publique interne?.Selon le projet de LFC 2011, les équilibres budgétaires seront ?tendus? en 2011, au regard du déficit du Trésor estimé à 4.693mds de DA dont la résorption nécessiterait un prix du baril de pétrole à 137 dollars.Cependant, souligne-t-on, ?ces équilibres demeurent soutenables, si l'on se réfère à l'épargne publique accumulée, à fin décembre 2010 (4.843 mds de DA) augmentée des flux financiers prévisibles pour 2011 (1.700 mds de DA)

Algérie: 400 entreprises du bâtiment hautement qualifiées

Selon Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le nombre des entreprises du bâtiment hautement qualifiées ne dépasse pas les 400 unités. 18.000 autres entreprises sont classées dans la catégorie 1, qui est celle des débutants.


Dans ce contexte, et face aux manques de compétences et d’expérience des entreprises nationales, l’Algérie continuera à faire appel aux firmes étrangères   »pour la gestion des grands projets (réalisation de 2.000 logements et plus) et ceux qui nécessitent  des technologies et un certain savoir-faire comme la construction des tours  (hauts immeubles) en milieu urbain », a précisé lundi Noureddine  Moussa lors d’un point de presse organisé après l’inauguration  de la 14ème édition du salon Batimatec.

Concernant la distribution des logements, Nourredine Moussa a refusé de critiquer les commissions de daïras chargées de distribuer les logements sociaux. Accusées par les citoyens de retarder la livraison des logements et de s’adonner à des pratiques de favoritisme, ces commissions ont été défendues par le ministre de l’habitat et de l’urbanisme.

Ce dernier a affirmé qu’elles  travaillent dans la « sérénité  et avec un esprit de responsabilité ».  Ceci dit, Nourredine Moussa a promis  qu’un bilan sera établi chaque semestre « pour évaluer le nombre de logements livrés et ceux attribués aux citoyens par les autorités compétentes », a-t-il fait savoir dans une déclaration à la presse.

source: Elwatan (Abderrahmane Semmar)

Angem: Plus de 200.000 micro-activités ont généré 316.000 emplois depuis 2005

Quelque 212.000 micro-activités générant 316.000 emplois permanents ont été créés, à ce jour, par l'Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), a indiqué mardi à Alger, Mourad Oubad, conseiller auprès du directeur général de cet organisme.


S'exprimant dans le cadre d'une table ronde organisée par le quotidien El Moudjahid autour des dispositifs en matière d'emploi des jeunes et de création d'entreprises, M. Oubad a tenu à dire qu'à la faveur de ces chiffres, l'ANGEM entend « prouver sa volonté de lutter contre le chômage, la pauvreté et la précarité ».

« L'ANGEM vise la promotion de la capacité des individus et leur assistance à s'auto-prendre en charge », a en substance dit M. Oubad, ajoutant qu'à la faveur de sa mission, l'ANGEM entend contribuer au maintien des gens dans leur régions d'origine, diminuant de la sorte l'exode rurale.

M. Oubad a mis l'accent sur le fait que la seule condition « exigée » par son organisme était celle inhérente à la nécessité, pour le postulant au micro-crédit, d'avoir l'âme d'entrepreneur. Pour ce haut cadre, le fait que l'ANGEM ait supprimé l'apport personnel exigé à tout postulant au micro-crédit pour l'achat de la matière première (ce dernier devait par le passé apporter 10% du coût global de la matière première, les 90 % restant étant accordés par l'ANGEM) est « révélateur » et dénote d'une volonté de vouloir aider les jeunes à créer leurs propres entreprises.

Rappelant le relèvement de 400.000 DA à 1 million DA du montant du crédit destiné à l'acquisition de petits matériels et équipements pour les personnes désireuses d'exercer une activité manuelle, ce responsable a noté que le prêt non rémunéré (PNR) destiné à compléter le crédit bancaire avait été revu à la hausse dans la mesure où il a été relevé de 25 % à 29% du coût de l'activité exercée.

Le conférencier a expliqué que la part de lion des micro-crédits alloués par l'ANGEM est allée à l'artisanat traditionnel (27 %), suivi des petites industries alimentaires (26 %), des services (22 %), de l'agriculture (19 %), le reste ayant bénéficié aux petites activités commerciales.

Le conseiller auprès du DG de l'ANGEM a fait savoir que dans un souci d'une plus grande efficacité, quelque 650 accompagnateurs dont les principales missions sont l'orientation et le conseil des postulants à la création d'un projet, avaient été mobilisés par l'ANGEM.

Le directeur général de la caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), Taleb Mohamed Chaouchi a fait savoir, de son côté, que son organisme avait procédé, depuis sa création, au financement de quelque 22.000 entreprises dans tout le pays.

Tout en mettant l'accent sur la nécessité de promouvoir la culture d'entreprenariat, il a souligné la nécessité d'encourager aussi les métiers. M. Chaouchi a demandé « davantage d'implication de la femme dans la création d'emploi » car, argumente-t-il, les chiffres font état de 10 % de participation féminine dans ce domaine.

Il a, en guise de mise en évidence des efforts de la CNAC à la promotion de l'emploi, fait allusion à la décision de suppression de la condition stipulant que le postulant se devait de justifier qu'il n'a pas exercé d'activité durant les 12 derniers mois précédant sa demande, ajoutant que le parcours de traitement du dossier avait diminué de 60 %. Pour sa part, Yalaoui Dris, conseiller et consultant dans l'accompagnement de la création de l'entreprise a appelé à la formation d'accompagnateurs pour aider les jeunes à opter pour les créneaux les plus conformes à leur profil.

Selon lui, ces accompagnateurs doivent « impérativement » maîtriser les aspects juridique et économique pour exercer leur métier. Estimant que les missions de la CNAC, de l'ANSEJ, de l'ANGEM et de l'ANEM étaient, à quelques détails près, identiques, il a plaidé pour une « fusion » de ces organismes.

Au sujet des PME, M. Yalaoui a estimé que leur dénomination devait obéir à un certain nombre de paramètres notamment les effectifs employés et le chiffre d'affaires réalisé. Ce conseiller et consultant, tout en appelant à la « valorisation » des métiers, a estimé que 80 % des PME en activités concernaient les domaines du transport et du bâtiment.

Pour sa part, M. Chaâlane Mohamed Tahar, directeur général de l'agence nationale de l'emploi (ANEM) a attiré l'attention sur le fait que dans certains métiers, il est enregistré un « déficit », et que ceux-ci doivent être « réhabilités ».

« Des entreprises nous demandent des maçons ou des ferrailleurs, mais faute de n'avoir pas reçu des demandes de la part des jeunes dans ces créneaux, notre réponse est souvent négative », a-t-il tenu à préciser.

Les conditions d'application des nouvelles mesures gouvernementales en matière de création de micro-entreprises sont en train d'être expliqués dans toutes les structures locales de l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ) a, de son côté, expliqué M. Mourad Zemali, directeur de cette structure.

« Même si des lacunes persistent ça et là, il faut toujours positiver » ? aller de l'avant et ne jamais cesser d'expliquer, a insisté M. Zemali.

APS

Produits importés: vigilance aux frontières après l'accident nucléaire au Japon

Les services de contrôle et de la répression des fraudes du ministère du Commerce au niveau des frontières nationales ont été appelés à exercer une « vigilance accrue » dans le contrôle des produits notamment alimentaires importés, à la suite à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon.


« On est vigilant. Nos services sont instruits pour développer une vigilance accrue dans le contrôle des produits importés », a indiqué le directeur général du Contrôle économique et de la répression des fraudes du ministère, Abdelhamid Boukahnoune, en marge d'une journée nationale sur la sécurité des denrées alimentaires.

Marché des télécoms en Algérie: 290 milliards DA de chiffre d'affaires en 2010

Algérie – Le marché des télécommunications en Algérie a enregistré un chiffre d'affaires de 290 milliards DA en 2010, en légère hausse par rapport à 2009 où il se situait aux environs de 285 milliards de DA, a indiqué mardi à Alger un représentant du groupe Algérie Télécom (AT).


Ce chiffre englobe l'ensemble des opérateurs intervenant dans le secteur des télécommunications dans le pays, à savoir la téléphonie mobile et fixe ainsi que les fournisseurs d'accès à Internet.

APS

mardi 10 mai 2011

Algérie, Les cimenteries publiques en avance en matière de réduction de la consommation d'énergie

Les cimenteries publiques de Sour-El-Ghozlane et de Saida seront dotées prochainement de nouveaux équipements destinés à réduire leur consommation d'énergie et l'émission de gaz à effet de serre, a indiqué lundi à Alger le directeur général du Groupe industriel des ciments d'Algérie (Gica), Abdelmadjid Ait Belkacem.?Sur les douze cimenteries publiques, dix sont dotées d'une nouvelle génération de filtres à manches en remplacement aux précédents électro-filtres, alors que celles de Sour El Ghozlane et de Saida seront équipées prochainement par ces installations?, a indiqué M. Ait Belkacem à l'APS en marge d'une journée d'information sur l'efficacité énergétique et la compétitivité industrielle.Eval! uant l'efficacité énergétique au niveau des cimenteries publiques, le premier responsable de Gica a estimé ?qu'elle se développait, mais ce n'est pas encore suffisant puisqu'il reste énormément d'actions à entreprendre?.La mise en place d'un coopération avec des partenaires hollandais dans le domaine de l'efficacité énergétique des cimenteries fera l'objet d'une étude par le ministère de l'Industrie, de la PME et la promotion de l'investissement, l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (Aprue), et le groupe Gica. ?Cette coopération pourrait être concrétisée par la signature d'un contrat de performance entre les deux parties dans ce domaine?, selon Ait Belkacem.Pour sa part, le Directeur général de l'Aprue, M. Mohamed Salah Bouzeriba, qui a souhaité la conclusion d'un contrat de performance avec le groupe Gica, a estimé que les cimenteries publiques ?avaient une longueur d'avance? par rapport aux autres entreprises industriell! es en matière de maîtrise de l'énergie.

Début du premier recensement économique en Algérie

ALGER – Le premier recensement économique en Algérie entamé dimanche par les agents recenseurs a reçu un accueil mitigé de la part des opérateurs économiques concernés par cette opération.


Les agents recenseurs d'une équipe d'Alger ont précisé à l'APS que le recensement se déroule dans de « bonnes conditions », signalant toutefois certains comportements qui accompagnent le lancement de toute opération et qu'ils imputent au manque de sensibilisation malgré la campagne menée depuis des semaines.

APS